Je connais ce matin où resteront baissés les drapés de ma tente
Où tu auras trouvé la matrice dernìère à ton détachement
Déchiffré l’écriture d’aveugle à ta manière
Je connais ce bivouac où tu sondes le ciel et sa sonorité
L’ampleur de ton écho quand tu traques le vide
Où je t’aime
Tu m’offres un répertoire où les mots périmés l’emportent
Sur l’arène de tes éloignements
Mais je les veux muettes, ces éloges promises,
Ces rythmes que tu guettes aux guérites
Des Lunes
Pour tourner sur la pierre friable des déserts
Ta spirale y ressemble aux rouages du temps,
Tes replis en écarts,
Tes besoins en envols,
Tes pauses: des coulisses où je suis en avance
Pour apprendre à mimer ce rôle d’initié
Qui me colle aux épaules.
Me croyant en retard,
Tu souffles mes repères, disperses mes feuillets
Et me laisses en bruitage des huées de silence
De grimage en grimace, de costumes en masques
Tu mènes le spectacle et je reste tout nu
A classer en archives l’annexe de tes nuits
A graver leur équerre, à titre temporaire,
Aux tiges de reliures que tu n’auras pas lues
Sylvie M. Miller
Monday, 21 September 2009
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