Sur le bois des églises
Là où les mains s’appuient
Et le visage glisse
Elle y trouve des mots-cerise
Des mots-fruit
Qu’elle inscrit en vocalises
Sur les pages d’un missel
Elle évide en ritournelles
Chaque graine du rosaire
Mais sait faire une prière
D’assonances qu’elle maîtrise
Elle se sait éphémère
Lancée comme une toupie
Et tous les jours de sa vie
Sont autant d’anniversaires
Elle écrit tous ses récits
Sur le prie-Dieu des églises
Elle y trouve des mots-cerise
Des mots-fruit
De gros noyaux meurtris qu’elle sème
A la sortie
Sylvie M. Miller