Je peindrai l'ombre dense et rose des cyprès
Les hauts jardins d'érables
En dais
De teintes ineffables
Aux tons du souvenir à jamais engrangé
Je suivrai tous les vents au-delà de tes cimes
Terre, aux chaînes bordées d'abimes
En oblongues nuées
De bleu plus sombre encore que ceux des tes mosquées
Et je prendrai le temps de t'enluminer d'or
Et d'écheveaux de pluie
En jets
De mémoire assouvie
Car sombré dans l'absence un monde irisé dort
Sylvie Mochiri Miller
Thursday, 20 August 2009
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Ce poème a une histoire! Ma grand-tante qui habitait alors Tourettes sur Loup s'est reveillée, un jour, avec cette phrase : "Et sombré dans l'absence, un monde irisé dort". Elle ignorait si c'était dort ou d'or, mais elle me donna la phrase, au cas où je pourrais en faire un poème... Pour moi qui venais de quitter mon pays, c'était "Un monde irisé dort " - pour moi c'était le pays perdu.
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