Tous ces masques vivants dont tu me fais grief
Je les porte en entailles
Pour y greffer tes dons, tes virtuosités
Ton aisance à vêtir tout ce qui est à nu
Tout ce que l’échouement de notre promenade
Ne saurait qu’affadir
Il te faut mon amour et mon eccéité
Habilleuse élusive
Il te faut mon regard afin que ne dérive
Le tien
Que restent les plaisirs de partager
Les pleins
Les rebondis des jours
Les bonheurs potelés
Toi, l’agitée qui cours de couloir en couloir
Pour trouver une oreille
Un témoin
C’est ton ombromanie
Au pan des moustiquaires
L’escadre de tes doigts
A l’aile membraneuse des estampes
C’est ton verbiage clair
Aux tournures des pages
Sur la cornée vacante
De mes yeux
C’est mon souffle posthume
A ton livre d’images
Qui me font résister à quitter ton chevet
Toi, la comblée de larmes
A qui manquent les mots