S’il n’y avait l’échappée
D’aveugle sur les toiles
Les mots-étoiles sur les pages
Je fermerais la malle où flottent tes nuages
Poserais des cordages, des scellés au fermoir
Pour m’endormir le soir
S’il n’y avait mon visage pour y coller le tien
Pour assigner tes mains
A ma peau
Je fermerais la porte aux rafales des sens
Calerais les vantaux sur un solo de bois
Pour aimer le silence
Quand l’aube est là sur la fenêtre
A rosir les peupliers
A me sortir de ce mal-être
De t’aimer et de ne pas être
J’alterne un lever de rideaux
A des chutes de masques
Interminablement
Sylvie M.Miller
(extrait de son poème symphonique
Sylvie M.Miller
(extrait de son poème symphonique
© LA COMBLEE DE LARMES)
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