Le vent traîne et dispose et disperse et reprend
Son haleine en soufflant, au cou brûlant des choses,
Ses verreries instables
Escarres de basalte empreintes dans la roche :
Comme transies les mains de moribonds s’accrochent
Au carcan des balises
Des fous de mer informes, empêtrés dans les algues,
Se hérissent et sifflent aux geôles des vagues
Un appel de busards
Vois - la falaise infirme et broyée de ressac
Se rebelle et supprime au bourreau qui l’attaque
Là, ce menton, ce front de belluaire triste
Et ces vaines levées de bras en obélisques,
Armée vertigineuse aigue d’épaules froides,
Comme des gueuses nues, debout contre le soir
Là, des conques ouvertes par quelque mage sourd
Qui, fourvoyé, se prête aux marées à rebours
Marelles à l’envers, creusées d’autres rouages,
Où, bouffonne nomade dans le cirque des jours,
L’Ecume femme-à-barbe dépose, pour tout gage,
Ses hardes déferlantes
Volte-face océane au galop de manège
Au parcours en soupente
Autre érosion muette
Autre fête
Autre plage
Sylvie M. Miller
Thursday, 28 January 2010
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