La lune,
une fois
tombée
dans le lit de la rivière,
attire les fauves
du désert
la nuit,
une fois
la lune - là,
sent le brasier reposé
du soleil sur la poussière
bleue des campements nomades
nomades et fauves,
une fois
leur faim, leur soif apaisées,
s'accordent une nuit de trêve
et s'ouvrent de leur rêve
au vent
la ville, une fois tombée
entre les murs de sa nuit
poursuit une belle en pacotille
dans un dédale de lumières
où la lune n'entre pas
la ville une fois
la lune là
dort assouvie de chimères
là où le vent n'entre pas
elle sent l’urine des grands fauves
restés pris à ses filets
Sylvie M. Miller
janvier 2010
Sunday, 31 January 2010
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