Il accroche ses nuits au faîtage des lunes
Ses ailes d’orpailleur au couloir des nuages
Traverse des chateaux aux douves sans rivage
Et se nomme passeur de rêves sans bagage
Solaire il utilise des plantes héliophiles
Pour fondre ses pastels des aurores polaires
Pour dégager ses bleus d’ardoise indélébiles
Des encres sympathiques à sa plume imagière
Il abreuve sa fièvre ingénieuse en tourmentes
Aux miroirs sans tain des puits de son désert
Il se penche grisé aux margelles glissantes
Et touche à son délire aux rampes de l’enfer
Tombé dans les écluses de la femme estuaire
Ses méandres coniques ses planes angulaires
De la femme-alambic au ventre laminaire
Il tombe dans sa crypte en masse de lumière
Sylvie M. Miller