Thursday, 20 August 2009

Le Premier Parloir

Et c’est négligeamment
Du geste le plus simple
Que cet être duquel je savais sans raison
J’allais faire ma vie
Je l’ai pris
Oui, sans autre émotion
Que celle du regard
J’ai laissé s’agiter des deux bras ce poupon
Dans ce premier parloir
Qu’est l’étreinte à la vie

Sournoise, j’ai guetté
Mon coeur à fleur de chair
Où les instincts voués
A cette autre patère
Qu’est la mère à l’enfant
Devaient enfin se rendre
Au museau qui fouillait

Mais là, je n’ai rien vu
Que le désir d’apprendre
A l’aimer


Sylvie M. Miller

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