A la proue de l'exil, il y a son pays
Que le flot de ses mots même ne saurait dire
Des vents larges d'avril au fort de ses récits
Qu'il invente à défaut de bien se souvenir.
Au diaphragme des yeux, sa peine, en porte-voix,
Sans voix.
Au fil ténu des cils, une coulée de saules
Encore mouillés de songes
Au fond de ses mensonges
L'obole
D'un enfant
Qui l'écoute et le croit
Sylvie M. Miller
Thursday, 20 August 2009
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